Fleurir en liturgie

Reconnu depuis Juin 2000 par les évêques, Fleurir en Liturgie dépend du Service National de Pastorale Liturgique et Sacramentelle (S.N.P.L.S.) et est en lien avec les responsables de Pastorale Sacramentelle et Liturgique (PLS) de chaque diocèse, voire de la province.  Tous les  responsables PLS devraient connaître l’existence de  « Fleurir en Liturgie ».

Jean Paul II dans son encyclique Gaudium et Spes nous dit : « Les arts ont une grande importance pour la vie de l’Eglise que les nouvelles formes d’art soient reconnues par l’Eglise et qu’on les accueille dans le sanctuaire lorsque par des modes d’expression adaptés et conformes aux exigences de la liturgie, elles élèvent l’esprit vers Dieu »

Notre mission

Notre mission – et notre priorité – est de participer pleinement à l’action liturgique, Fleurir c’est être vraiment au service « de la participation pleine, consciente et active » de tous les fidèles, d’où l’importance pour nous de découvrir toutes les richesses de la liturgie, ses rites, ses rythmes, l’espace, de bien connaître l’assemblée qui célèbre, les temps liturgiques et la liturgie célébrée : Avent, Pâques, … baptême et autres sacrements, grandes célébrations ou messes du temps ordinaire, puis de choisir ensuite les éléments naturels selon les saisons, de recueillir le souffle de la création et de la faire chanter le mieux possible, car pour nous, c’est la nature qui engendre l’architecture de la composition, torturer les fleurs ou les végétaux, utiliser des matériaux autres que floraux pour en faire des compositions sophistiquées, n’est pas fleurir en liturgie, raconter par nos compositions les textes du dimanche tout cela est contraire à ce qui peut engendrer le fleurissement liturgique : il doit laisser à chacun la liberté d’accueillir, de contempler, de louer, de rendre grâce et d’emmener par le visible à la rencontre de l’invisible.

Cette mission s’exerce à des degrés différents,  que ce soit en paroisse, en diocèse, en province,  au national dans un esprit de service et d’humilité.

Notre spécificité

C’est bien d’être en lien avec la Liturgie :

La liturgie est première et a, bien sûr, une énorme importance, puisque le fleurissement va être guidé et dynamisé par elle, savoir à travers les lectures découvrir le message  de la bonne nouvelle et l’annonce du mystère pascal sans en rester à l’événementiel, mais traduire, l’attente, la louange, la joie  l’espérance qu’elle engendre.

Découvrir la force de la simplicité afin que la composition puisse être transparente, qu’elle désigne la Présence du Seigneur en sachant s’effacer devant cette Présence. Ce dépouillement, ou les espaces libres sont plus importants que les pleins, laisse la Parole à Dieu, permet à la composition de respirer pleinement et d’engendrer le désir, d’où la suppression de dispositions contre nature des éléments, de formes stéréotypées, de figurations ou d’abondance excessive.

La composition a une structure essentielle…

Un mouvement de recueillement et de rayonnement visible dans toute fleur (Présence intérieure – envoi en mission).

Elle doit respirer selon le souffle de Dieu qui à la fois nous unifie dans l’intimité de la Présence intérieure  nous envoie en mission témoigner de cet Amour universel.

…et des principes d’harmonie

Rechercher l’harmonie entre :

  • les éléments naturels et les contenants.
  • avec l’espace, architecture du lieu, paysage environnant
  • avec le temps et le lieu
  • avec la Parole proclamée
  • avec nous-mêmes et les autres
  • avec notre Hôte intérieur

« Dans notre monde déchiré amour et beauté sont souvent dissociés, c’est la vocation de l’art, spécialement de l’art sacré, de les réconcilier et d’annoncer le monde nouveau et éternel – tout en l’inaugurant dans nos vies – ce monde où Beauté et Amour sont « tellement deux notes qui s’aiment qu’elles n’en forment plus qu’une… et c’est la Joie » (Frère Didier).

Christiane Chaylard